Quand peut-on emmener son enfant chez un ostéopathe ?

Ostéopathe qui manipule un nourrisson

Fin 2017, on dénombrait plus de 29 000 ostéopathes en France : un chiffre 2,5 fois plus élevé qu’il y a à 7 ans. Cela démontre l’intérêt de la population pour cette méthode thérapeutique douce. D’ailleurs, tout le monde peut bénéficier des bienfaits de l’ostéopathie et ce, dès la naissance. En effet, dans certains cas, il peut être intéressant d’amener son enfant ou son nourrisson chez un ostéopathe. Certains recommandent même de faire une consultation annuelle afin de vérifier que le squelette de l’enfant se développe normalement.

Après un accouchement difficile

L’une des premières raisons qui pourraient vous conduire à faire une consultation ostéopathique pour votre nourrisson, c’est suite à votre accouchement, notamment si celui-ci a été compliqué.

En effet, lors d’un accouchement par voie basse, le bébé subit de fortes pressions. Dans les jours qui suivent, voire même parfois dans les années qui suivent, cela peut induire des douleurs fonctionnelles.

En intervenant aussi tôt, l’ostéopathe pourra bénéficier de la malléabilité du squelette du bébé pour le soigner plus facilement. Dans tous les cas, son intervention est sans douleur et ne peut être que bénéfique.

D’ailleurs, certaines maternités ont déjà commencé à intégrer des ostéopathes au sein de leurs équipes médicales, afin de suivre le nourrisson dès sa naissance et lui assurer une meilleure croissance.

Pour que l’arrivée de bébé se fasse dans les meilleures conditions possibles, n’hésitez pas à vous renseigner sur le sujet et à lire des guides de prévention sur la grossesse et l’accouchement.

Aux périodes charnières de sa croissance

Plus un enfant grandit, plus son corps change : ses muscles se développent, son squelette se solidifie…

Pour éviter que des blocages se créent au niveau de la croissance, il est recommandé de faire suivre son enfant par un ostéopathe aux périodes charnières de son développement :

  • Vers 7-8 mois, lorsque bébé apprend à s’asseoir et qu’il doit donc adopter une nouvelle posture ;
  • Vers 1 an, quand il apprend à marcher : cette période est propice aux chutes qui peuvent créer des micro-traumatismes ;
  • Lors des poussées dentaires ou du port d’un appareil dentaire, pour s’assurer que le crâne s’adapte bien à ces changements ;
  • À l’adolescence, pour corriger les éventuels problèmes liés à la puberté qui peuvent causer des maux de dos, de l’angoisse, etc.

En complément de la médecine traditionnelle

Dans certains cas, il arrive que la médecine traditionnelle ne suffise pas à guérir les maux des enfants.

Si votre enfant souffre de troubles du sommeil, de troubles digestifs ou encore de troubles de l’attention, il peut être intéressant de lui faire consulter un ostéopathe.

Ce dernier pourra en effet explorer d’autres pistes que celles d’un pédiatre. Par exemple, si votre nourrisson se réveille très souvent la nuit, cela peut être dû à un torticolis provoqué lors de l’accouchement. Grâce à la palpation, un ostéopathe sera en mesure de le détecter et de rétablir la situation.

De même, si votre enfant fait souvent des otites ou des sinusites, l’ostéopathe pourra rechercher d’éventuels blocages mécaniques induisant ces infections.

Quoi qu’il en soit, un suivi ostéopathique ne dispense en rien d’un suivi médical traditionnel auprès d’un pédiatre ou d’un généraliste.

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